Une semaine sans eux

J’avais oublié à quel point les choses vont vite avec un tout petit. A quel point l’été est propice aux changements. A quel point le temps nous file entre les doigts et chaque instant passé est à jamais évanoui. J’avais oublié. Et puis le Petit Prince a frappé.

La semaine passée, Little B et son Petit Prince sont partis passer quelques jours chez leurs grands-parents maternels. Un séjour précieux. Je sais qu’ils se fabriquent là-bas quantités de souvenirs magiques qui marqueront à jamais leur enfance. Sans parler du fait qu’ils nouent avec mes parents des relations merveilleuses. Le sourire de Little B d’ailleurs, lorsque nous prenons la route pour nous rendre chez eux, en dit long. Et il suffit de l’écouter ensuite me conter les framboises grignotées à la volée, les tomates qu’il a regardées pousser, le jardin à arroser, la cueillette du plus gros cornichon de tous les temps, les après-midis piscine, les balades à vélo ou encore les marmottes sur la tête à chiper sa casquette, pour entendre son bonheur.

Little B a eu l’habitude de séjourner quelques jours d’affilés chez mes parents depuis son plus jeune âge. A l’époque, nous vivions à quelques kilomètres seulement. Il avait alors été aisé de le confier d’abord une nuit, puis deux, trois, et enfin une semaine complète. Je crois qu’à ce moment-là, il avait un peu plus d’un an.

Pour le Petit Prince en revanche, les choses sont plus complexes car nous vivons désormais bien plus loin. Depuis sa naissance, je suis donc allée à plusieurs reprises passer quelques jours chez mes parents, afin qu’il les découvre et s’habitue aux lieux. Mais je ne l’avais encore jamais laissé. Et si je n’avais aucun doute sur leur capacité à parfaitement s’occuper de lui, je craignais en revanche que le Petit Prince ne se languisse de nous, ses parents. Le temps peut paraître long à tout juste 11 mois.

Cinq dodos se sont donc écoulés. Le temps pour moi de tourner en rond, chaque soir entre 17 et 19 heures. J’ai manifestement perdu l’habitude d’être libre comme l’air sur ce créneau horaire. Le temps également pour Little B. de me réclamer le tout dernier soir. Pour mon presque-quatre-ans, cinq jours sans nous sont donc tout juste le bon tempo.

Pour le Petit Prince, ces cinq dodos furent le temps nécessaire pour se lancer à quatre-pattes ou encore apprendre à se mettre debout. J’avais oublié à quel point tout cela va vite. Mais ce fut aussi pour lui le temps de me préparer la plus belle des surprises. Car dans mes bras dès son retour, il a prononcé son premier vrai mot, magnifique et distinct. « Maman ». Et j’ai fondu d’amour pour mon tout petit, un peu plus grand désormais.

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2 réflexions au sujet de « Une semaine sans eux »

  1. Je laisse pour la première fois mon petit garçon chez mes parents pour quelques jours.Sans nous. Nous vivons éloignés, également. Ca me fait mal, mais ça me fait du bien aussi.Nous allons pouvoir nous retrouver, tous les 2. Nous ne regarderons pas nos montres, nous ne vérifierons pas que nous n’avons rien oublié … pour autant, j’ai le coeur lourd. Je me demande si il est assez « grand » pour partir seul, comme ça … 16 mois <3. Et j’ai déjà hâte de le retrouver dans une petite semaine 🙂

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