Cette violence ordinaire (suite)

Les hasards de la vie. Je vous avais préparé lundi un papier pour faire le point sur le dossier violences scolaires. Une suite au papier de novembre dernier, que vous aviez été nombreux à commenter, dans lequel je vous racontais les derniers évènements et je vous disais en gros, que cela allait mieux. Voilà donc ce qui était au programme. Et puis entre temps, lundi soir, Little B est rentré de l’école avec ça :

IMG_20150330_180242Une balafre au-dessus de l’arcade sourcilière gauche.Je suis furieuse ! Voici donc l’article prévu, quelque peu modifié.

Je vous avais parlé il y a quatre mois des problèmes de violence que rencontre Little B. Deux petits garçons de la classe d’à côté qui le prenaient régulièrement à partie. Nous avions alerté l’enseignante de B et j’avais rencontré la maman de l’un des deux enfants pour évoquer le souci. Elle était sur la défensive, d’autant qu’elle venait d’être convoquée par la garderie pour des problèmes avec son fils, mais elle semblait avoir pris conscience du problème.

Nous avons ensuite appris, avant les vacances de Noël, que Little B était la « mascotte » de l’école pour reprendre le terme employé par son ATSEM. Il serait plus précis en réalité de parler de poupée. Parce qu’il est le plus « little » de son école mais aussi parce que c’est un gentil, les enfants de Grande Section se sont pris d’affection pour lui. Tant et si bien qu’ils se battent chaque jour en récréation pour savoir qui aura le droit de le tenir par la main, de lui caresser les cheveux, de lui faire des bisous et de le promener dans la cour. Il ne pouvait pas faire un pas sans avoir un autre enfant sur le dos. Il ne pouvait pas courir librement, ni aller aux toilettes tranquillement, et encore moins décider de ce à quoi il voulait jouer. L’enfer. Et son ATSEM de m’expliquer qu’il était compliqué d’intervenir, « parce que vous comprenez, les enfants ne font rien de méchant ».

Au retour des vacances de Noël, nous avons décidé que la situation avait assez duré. Et nous avons pris rendez-vous avec son enseignante. Elle est tombée de haut. Elle n’avait semble-t-il pas mesuré l’ampleur du phénomène. Cette discussion néanmoins fut bénéfique. La situation à l’école s’est semble-t-il améliorée de ce point de vue.

Et puis lundi, B a une nouvelle fois pris un coup. Un petit garçon – le même encore et toujours – l’a violemment poussé contre un dévidoir de papier toilette. Nous sommes furieux. Tellement furieux que nous avons rédigé un très long courrier à l’intention de la directrice pour relater l’intégralité des faits. Un courrier est également prêt pour l’inspection académique. Puis, une fois calmés, nous sommes allés rencontrer la directrice plus simplement et mettre les choses à plat. Des mesures vont être prises et nous referons le point avant les vacances d’avril. Mais il n’est plus question que la situation perdure. La bonne nouvelle, c’est que l’un des deux enfants a quitté l’école. Il ne reste donc plus qu’un enfant à gérer. C’est déjà ça.

Édit : Nous avons par ailleurs sérieusement envisagé de changer B d’école et de l’inscrire dans le privé. Ce n’est malheureusement pas aussi simple. Il est possible que nous déménagions d’ici la fin de l’année 2016 et nous ne voulons pas infliger deux changements d’établissement scolaire coup sur coup à Little B. Petit bonhomme a trop besoin de stabilité. En attendant donc, il faut subir l’école. Et tenter de faire bouger les lignes.

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9 réflexions au sujet de « Cette violence ordinaire (suite) »

  1. Petit bouchon… Je t’envoie également mes pensées, et des bisous volants à Little B. Ce doit être terrible à traverser pour votre petite famille, mais vous êtes des parents attentifs qui réagissez de la bonne manière pour soutenir votre fils et ça, c’est beau.

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  2. Je crois que l’équipe éducative nous a cette fois entendus. L’avenir le dira 😉. Ceci dit, B avait une peur panique de cet enfant. Et le fait d’avoir constamment d’autres enfants sur le dos le rendait colérique et agressif à la maison et il pleurait en allant à l’école. Mais sur ce point ça va beaucoup mieux depuis février.

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  3. salut
    haaa javoue c’est difficile a gerer tt ça?
    et ton loulou le vit comment ? se sent il agressé?
    yann est revenu avec des griffures deux jours de suite et il prenait cela pour un jeu! grrr
    jespere que l’equipe educative va prendre cela au serieu et agir!
    bises

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    1. Il était devenu violent à la maison et il avait une peur panique de l’autre petit garçon. Mais depuis fin d’année dernière, quand on a su et que l’on a insisté sur l’importance de parler, il verbalise les choses. Il rejoue également les scènes avec ses petites voitures. Et donc, il va beaucoup mieux depuis février.

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