Terrible Three

Je ne sais pas vous, mais ici j’avais beaucoup entendu parler du TerribleTwo en devenant maman. Tant et si bien que je m’étais conditionnée pour affronter cette phase délicate où bébé n’a que « non » à la bouche. Phrases faussement ouvertes à double choix, détournement d’attention… Une seine lecture d’Isabelle Filliozat plus tard, j’étais armée pour survivre à l’affirmation de soi de bébé et cela s’est dans l’ensemble plutôt bien passé avec B.

Ce que j’avais bien moins vu venir en revanche, c’est la suite. La crise des 3 ans. Lorsque bébé s’est soudainement transformé en enfant, parti pour tester vos limites et bien décidé à s’engouffrer dans la moindre de vos failles. Ça déménage et c’est ici chez nous que les choses se corsent.

B a commencé à refuser d’obéir, à répondre, à ne plus rester au coin en cas de punition, à jeter ses jouets et même à lever la main sur nous lors de grosses colères. La vie à la maison était devenue compliquée depuis cet été. Bien sûr, il y a eu la naissance de son petit frère. Bien sûr également, il y a eu l’entrée à l’école. Mais cela n’explique pas tout et lorsque je discute avec d’autres parents d’enfants qui ont ou qui ont eu 3 ans, il semble que nous passions tous par là. Il y aurait donc bel et bien un TerribleThree.

A la maison, nous n’avons pas de recettes miracles. Nous restons fermes et tenons bons sur les règles. Nous rappelons d’ailleurs que c’est nous qui édictons les règles et non lui. Nous lui faisons réparer ses bêtises quand c’est possible. Nous punissons quand cela nous semble nécessaire. Ses voitures sont ainsi régulièrement confisquées. Et lorsque je le vois monter dans les tours, j’ai compris qu’un câlin est bien plus efficace avec B qu’un isolement dans sa chambre, pour le faire redescendre avant que les nerfs ne prennent le dessus.

Je vous avoue que ce n’est pas toujours simple. Que nous perdons patience et haussons le ton bien plus souvent qu’on ne le voudrait. Qu’il y a des périodes plus simples que d’autres et que nous savourons le répit de ces trois dernières semaines. Bien loin de moi l’idée cependant d’en déduire que le TerribleThree est derrière nous. Et quand bien même, Isabelle Filliozat a écrit « J’ai tout essayé » pour les 1/5 ans, puis « Il me cherche » pour les 6/11 ans. A croire que nous sommes loin d’en avoir fini avec les TerriblePhases, alors autant rester zen. Ou tout du moins, essayer 😉 !

Photo 1 TerribleThree

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8 réflexions au sujet de « Terrible Three »

  1. Ici aussi c’est pareil (sans le jet de jouet et les tapes, par contre on a une tête de mule à l’école, je préférerais presque ta version, au moins ça reste intrafamilial !). Et il a 4 ans 😉 Les crises on tendance à s’espacer par contre, bonhomme gère de mieux en mieux sa frustration, il grandit quoi. (et merci Fillozat !)

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  2. Ce que tu décris je le vis avec mon Petit Pois de 2 ans ou presque. Le NON (mais le euhhh naannnn heinnn façon ado), le refus d’obéir et les jets de jouets sont en ce moment monnaie courante, pourvu que ça s’arrête et qu’il ne continue pas jusqu’à 3 ans :)) Bon courage, il parait que ça passe, il parait…

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  3. Ah le terrible three oui oui !
    Il faut en parler entre amies, ça libère 😉 le pire c’est que nos anges sont tellement adorables et mignons qu’ils savent très bien nous faire fondre même en pleine bêtise !!

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