Grossesse et entrepreneuriat

IMG_20140707_085730Cela fait un moment que je me dis qu’il faut que je vous en parle. Il est temps ! J’entame ce matin ma 36ème semaine de grossesse… Et ma dernière semaine de travail avant mon congé maternité. Du coup, je me suis dit qu’il fallait que je vous raconte cette grossesse particulière avec le statut de travailleuse indépendante.

Il y a 3 ans pour Little B, j’étais salariée et j’ai donc bénéficié d’un congé maternité très classique, que j’avais d’ailleurs prolongé via un congé parental d’un mois. Cette fois en revanche, je cumule le statut de pigiste salariée avec celui d’autoentrepreneur et je ne dépends plus de la Sécurité sociale mais du RSI. Qu’est-ce-que ça change ?

>> Sur le plan légal :

–       Lorsque vous êtes salariée, pour un premier ou second enfant et dans le cadre d’une grossesse classique, le congé maternité débute 6 semaines avant la date de votre terme et se prolonge 10 semaines après cette date. En clair, vous bénéficiez donc – hors arrêt pathologique – de 16 semaines de congé maternité, soit 112 jours au total.
–       Lorsque vous êtes indépendante, pour un premier ou second enfant et dans le cadre d’une grossesse classique, vous bénéficiez de 44 jours d’arrêt consécutifs, avec la possibilité de prolonger cette période de deux fois 15 jours. Et vous avez l’obligation de vous arrêter minimum 15 jours avant votre terme. En clair, vous bénéficiez donc au maximum d’un peu plus de 10 semaines de congé maternité, soit 74 jours au total.

>> Sur le plan personnel :

Je ne suis pas du genre à cesser toutes activités dès que je suis enceinte. Néanmoins, je dois bien avouer que pour Little B, j’avais modifié mes priorités. La santé de mon bébé et le bien-être de ma famille passait avant ma carrière. Et même si j’étais restée très investie dans mon travail, j’avais réduit les heures supplémentaires non payées et relativisé un peu plus les choses.

Cette fois, la situation est bien différente. D’abord parce que je travaille bien plus tard. Je m’arrête à trois semaines de mon terme, parce que je ne veux pas prendre le risque d’accoucher sans avoir tenu l’ensemble de mes engagements et qu’il semblerait qu’il y ait une tradition familiale à naître trois semaines avant terme. On verra si Numérobis la respecte, mais dans tous les cas, je préfère être prudente.

Ceci dit, travailler aussi tard implique un certain nombre de choses. A commencer par la nécessité de se ménager un peu pour tenir la route. Clairement, depuis un mois, la fatigue se fait sentir. Le mois de juillet aidant, j’ai donc opté pour un allègement de mon activité depuis quelques jours – le RSI propose une aide à partir du 7ème mois de grossesse pour compenser le manque à gagner – et je me recentre sur les essentiels, ce qui explique que je sois moins présente par ici ou lors d’évènements blogueurs.

Je dis un grand merci également à mon adorable mari, qui m’épaule considérablement depuis plusieurs mois pour la gestion du quotidien. Son aide m’est précieuse et a réellement facilité cette grossesse.

Au rang des différences, il y aussi le fait que je doive reprendre mon activité beaucoup plus tôt. Lorsque j’ai annoncé ma grossesse à mes différents clients et employeurs, pratiquement tous m’ont répondu que mon arrêt cet été ne leur posait pas de problème… Tant que j’étais de retour en septembre. Et je sais que si je loupe la rentrée, je prends le risque de manquer carrément toute l’année. Je vais donc reprendre en septembre – à temps partiel au départ je l’espère – avec Numérobis à la maison jusqu’en novembre. La rentrée n’est ceci dit pas encore clairement dessinée ici, car j’attends toujours plusieurs arbitrages.

Ceci m’amène à la dernière grande différence entre une grossesse en tant que salariée et une grossesse en tant qu’indépendante : le stress. Pour être honnête avec vous, la fatigue, les insomnies et le stress (professionnel ou personnel) m’ont provoqué bien plus de contractions ces dernières semaines que le fait de porter B ou de me balader à bicyclette. 24 heures de contractions fin juin, après une semaine éprouvante m’ont d’ailleurs incitée à réellement lever le pied.

Cette indépendance a néanmoins des avantages. En travaillant à la maison, j’ai ainsi pu plus facilement gérer les 4 premiers mois difficiles. Je peux également plus aisément moduler mon emploi du temps pour caler mes rendez-vous médicaux et c’est appréciable.

grossesse & entrepreunariat

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2 réflexions au sujet de « Grossesse et entrepreneuriat »

  1. Très intéressant cet article; je garde cet article précieusement pour le cas où je serai toujours en statut indépendant quand je serai enceinte. Merci Marie ! et plein de courage et d’ondes positives pour cette fin de grossesse 🙂 gros bisous

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