Devenir mère #2

Cette semaine, je suis retenue loin d’ici pour m’occuper de Little B. Le blog continue sa vie cependant. Après un échange avec une lectrice, j’ai choisi de laisser la parole à des femmes qui font face ou qui ont fait face à des difficultés pour devenir mère. Vous allez découvrir trois histoires différentes. Trois histoires très touchantes. Quand la vie en décide autrement… Voici leurs maux et mots. Belle lecture !!

Aujourd’hui, Léa*, 28 ans :

Nous souhaitons aujourd’hui apporter notre témoignage sur la difficulté à avoir un bébé. En effet, pour certains couples, cela paraît aisé mais pour d’autres, (comme par exemple le nôtre), il est plus difficile de concevoir. Voici notre histoire, qui pour nous heureusement se termine bien.
Un an après notre mariage, nous avons décidé qu’il était temps pour nous de fonder notre famille et par conséquent d’essayer d’avoir un enfant. Cependant, ayant des règles irrégulières depuis la puberté (problème corrigé par la pilule) j’ai pris rendez-vous chez mon gyné afin de voir avec lui les moyens à mettre en place pour que ce problème de cycle n’entrave pas notre démarche.
Commence alors toute une série de médications (Duphaston : pour avoir des règles, Clomid : pour favoriser les ovulations), de prises de température afin de connaître la période d’ovulation, suivies au bout de 6 mois par des tests hormonaux (prise de sang, histogramme des trompes…). Les premiers mois de médications, nous n’étions pas inquiets, nous savions qu’il fallait un moment après la pilule pour que le corps retrouve son rythme. Ce qui était le plus dur et le plus contraignant, je dirais, était de prendre sa température tous les jours, à la même heure, de le noter sur une courbe et de devoir « planifier » le moment idéal pour concevoir.
Puis les mois passent et arrive le moment des tests. Là vous commencez à ressentir de l’angoisse, à espérer que les tests ne révéleront rien d’anormal. Heureusement pour nous, mes tests ne révélaient rien d’anormal. Nous avons donc continué ainsi pendant 1 an et demi jusqu’à ce que mon mari passe un spermogramme. Là, les résultats tombent et ce fut un coup dur pour nous. En effet malgré une bonne quantité de spermatozoïdes, seule la moitié est viable.
Le plus dur était je pense pour mon mari qui se remettait en cause, sur le fait de fumer, sur le stress que lui procurait son travail (à l’époque il était sous l’emprise de ce qu’on pourrait qualifier de harcèlement moral)…A l’annonce de ses résultats nous avons attendu avant d’aller voir mon gyné (3 mois) et finalement nous avons eu de la chance car je suis tombée enceinte (selon test pharmacie) 3 semaines avant mon rendez-vous. Je ne vous raconte pas notre joie, après 2 ans et demi nous y sommes enfin arrivés et de manière naturelle!!!
Mais cette joie est vite atténuée lorsque, lors de ma visite chez le gyné, il ne distingue rien. Il essaye de me rassurer en me disant que c’est peut-être trop tôt pour distinguer quelque chose et me prescrit 2 prises de sang à 1 semaine d’intervalle. Et là, c’est confirmé je suis belle et bien enceinte !!!
Devenir mère 1Pour conclure, je dirais que le plus dur je crois (pour nous tout du moins), lorsqu’on essaye d’avoir un enfant et qu’on décide de ne pas en parler (car pour nous, cela est personnel) c’est ce que dise les autres : « Quand est-ce que vous nous faites un petit », « il ne faudrait pas trop tarder pour que vous puissiez en profiter »… alors que vous, vous aimeriez bien mais malheureusement tout ne se passe pas comme vous le voulez.
De même, vous entendez souvent autour de vous des jugements sur le fait qu’il ne faut pas trop y penser pour que ça marche… mais difficile de ne pas y penser quand vous prenez tous les jours votre température et que vous voyez autour de vous des couples qui eux n’ont pas de problème (même si nous sommes vraiment ravis pour eux, nous avons toujours au fond de notre cœur un petit pincement en se disant et nous, quand viendra notre tour !!!)
Enfin, je pense que le psychologique joue aussi un rôle sur l’organisme car je suis tombée enceinte après une grosse échéance professionnelle et une fois que mon mari a décroché un nouvel emploi. Mais cela n’est qu’une conviction personnelle.

Édit : *Le prénom a été modifié dans un souci d’anonymat. J’ajoute un immense merci à toi, Léa*, de bien avoir voulu te confier en toutes sincérités.

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2 réflexions au sujet de « Devenir mère #2 »

  1. C’est vraiment une bonne idée ces témoignages, merci de nous les faire partager avec nous. Et j’apporte mon soutien à toutes ces 3 femmes qui se sont confiées ici. Bisous et grosse pensée pour Little B qui doit retrouver sa maison aujourd’hui 🙂

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