Entre mères

On le lit dans les médias aujourd’hui. On l’entend surtout beaucoup. Nous sommes dans une société individualiste où la maternité n’a plus rien à voir avec ce qu’elle pouvait être il y a 50 ou 70 ans. Quand les femmes d’un même village se regroupaient pour accompagner et aider chaque jeune maman. Quand mère et grand-mère étaient présentes au sein du foyer familial pour assister la nouvelle mère. Désormais la famille est nucléaire, les amis pas toujours à proximité et les relations se veulent mondialisées.

Pourtant, je veux croire que la société n’est pas tant individualisée et que la maternité continue de créer un lien unique de solidarité.

La blogosphère en est une belle preuve. La toile est ainsi riche de mamans (et papas parfois), plus ou moins expérimenté(e)s, prêt(e)s à partager leurs vécus, leurs difficultés et à échanger avec des lecteurs, créant ainsi une immense communauté de parents. Il n’est d’ailleurs plus si rare désormais de voir ces échanges internet déboucher sur de belles relations humaines et parfois de belles actions d’entraide.

Mais il y a également la vie réelle. Le quotidien et l’humain. Ma petite sœur est ainsi devenue maman il y a peu. Et je sens que cette maternité nous a un peu plus rapprochées. Comme l’impression d’appartenir au même club désormais. Cela peut paraître sectaire. Sans s’enfermer dans ce statut maternel – parce que nous sommes bien d’autres choses également – j’ai néanmoins le réel sentiment qu’il nous change en profondeur.

J’ai la chance également d’avoir des amies mamans, avec qui j’ai pu papoter sans tabou différences d’éducation, galères de mode de garde, difficultés d’allaitement, crise des premiers mois, gestion de colère, dossier propreté… mais aussi échanger des bons plans sur des produits, des avis sur des jouets ou des livres… Elles m’ont parfois donné de judicieux conseils. Ont d’autres fois été une précieuse oreille bienveillante. J’ai eu beaucoup de chance.

Alors oui, c’est sans doute vrai, nous vivons dans une société très individualiste. C’est certain, la maternité n’est plus la même que celle de nos mères et grands-mères. Mais j’aime à croire – naïvement peut-être – que ce statut maternel continue de générer un véritable élan de solidarité. Un lien très spécial… Entre mères !

Édit : je profite de ce papier pour souhaiter la bienvenue à Arthur, Louise, Clovis et Sacha.
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2 réflexions au sujet de « Entre mères »

  1. “il faut tout un village pour élever un enfant” est ma phrase-ressource 🙂 et dans notre monde actuel, où l’éloignement nous sépare, où nos rythmes de vie perturbent nos échanges, il est parfois bien mal-aisé de se rapprocher de ses pairs (de ses mères ?) Mais comme j’accroche à tes mots ! Pour avoir moi aussi rencontrer un “village” de mères, qui m’ont soutenu, écouté, réconforté. Avec qui j’ai échangé, débattu, pleuré et grandi ! J’espère être devenue moi aussi, cette personne ressource pour mes petites soeurs, pour les mères de mon entourage, pour les mamans que je côtoie par mon travail.
    Solidaires, par notre maternité et notre amour.

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