Terrible two : (in)gérable ?

IMG_20130828_202513Notre entourage ne cesse de nous dire que nous sommes chanceux. Que c’est un enfant facile. Et pour être totalement honnête, il n’a pas vraiment tort. Little B. est un enfant plutôt sage, gentil et bienveillant envers les autres, assez calme. Mais il n’en reste pas moins un enfant de 2 ans et demi, en proie au célèbre « terrible two ».
C’est vrai qu’il ne se jette pas à corps perdu au sol pour se rouler par terre et hurler tout en tapant des poings et des pieds. Son style à lui est, disons, plus « délicat »… Il va doucement s’allonger, face contre terre, enfouir son visage dans ses mains, bougonner et tapoter légèrement le sol de ses petits petons. C’est un peu plus mignon, je vous l’accorde… Mais c’est tout aussi ingérable.
Ce terrible two pourtant, il faut bien le gérer. Ici, j’ai opté pour la méthode douce, qui requiert des ressources de patience. Une méthode grandement facilitée par le fait que Little B. soit pour l’instant enfant unique. N’allez surtout pas croire pour autant qu’ici tout est rose. Comme tout le monde parfois, je craque et je le mets au coin ou confisque un jouet. Il y a aussi des crises de larmes… Des crises tout court d’ailleurs. Je commence cependant à trouver quelques techniques efficaces :

>> les choix à deux options : pantalon bleu ou rouge, pour s’habiller le matin par exemple.
>> la diversion : au lieu de rester bloquée sur une situation de crise, j’enchaîne sur autre chose. Ce matin par exemple, alors qu’il refusait de mettre ses baskets, j’ai entamé la comptine « Promenons-nous dans les bois »… Et le Loup s’habillait au même rythme que lui. Le miracle a opéré !
>> L’autonomisation : quand il refuse de faire quelque chose, je lui propose de le faire seul (s’habiller, se doucher, manger…) et ça marche parce qu’il est ravi de gagner en autonomie. Au passage, la flatterie – montre-moi comme tu es grand, comme tu te débrouilles bien, c’est super que tu saches faire ça seul désormais – aide aussi.
>> Les explications : ce matin, il voulait mettre ses bottes et n’en démordait pas. Ensemble, on a donc regardé le temps qu’il faisait dehors et quand il a constaté qu’il ne pleuvait pas, il a admis que les baskets étaient de circonstances. Autre exemple, le soir en ce moment il aime rentrer en regardant chaque trou, comptant chaque voiture… Hier soir, le trajet de 10 minutes en poussette nous a pris 1h15 (véridique !). Il faisait beau, on avait le temps. Mais je l’ai prévenu qu’une fois à la maison, nous n’aurions plus de temps pour jouer. D’accord pour rester observer les voitures, mais saches qu’ensuite à la maison, on file directement sous la douche. Il n’y a du coup pas eu de problème une fois rentrés.
>> Le chantage : j’avoue, c’est maaaallll ! Mais ça marche et parfois (surtout pour les repas), ça aide. Le chantage du moment… Tu auras le droit à un gâteau à la fin du repas si tu finis ton assiette et que tu as encore faim. Ceci dit, ce n’est pas grave si tu ne finis pas. Il n’y a juste pas de gâteau après le yaourt et la compote.
>> Lâcher prise sur les choses peu importantes. Il veut mettre absolument son T-shirt de voitures. OK et tant pis si ce n’est pas assorti.
>> Isabelle Filliozat, « J’ai tout essayé ». Je vous en ai déjà parlé et cela reste un livre de chevet dans lequel je replonge régulièrement. Il permet de comprendre par exemple qu’un enfant de 2 ans et demi n’est pas capable de faire un choix. Et que « je veux », ne signifie pas forcément que l’enfant exige quelque chose, mais parfois juste qu’il apprécie la chose. Bref, des petits croquis et textes courts qui aident à prendre du recul.

N’allez pas me prendre pour autant pour Sainte Maman. Je reste humaine et certains soirs ou matins, je craque. Surtout quand je suis pressée ou fatiguée. Mais les petits trucs ci-dessus aident à ne pas passer sa journée à crier. Et chez vous, quelles astuces vous facilitent la vie ?

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4 réflexions au sujet de « Terrible two : (in)gérable ? »

  1. La patience est sans doute la clé pendant cette période (dont gremlins n’est toujours pas sorti, avec ses un an de plus, sans vouloir te faire peur !;)). Se rappeler aussi régulièrement qu’il n’est pas question de gagner ou de perdre dans notre relation parent / enfant mais de se placer dans les meilleures conditions pour atteindre un gagnant / gagnant. Je trouve qu’en ce moment le plus dur est de conserver notre cap d’éducation sans se laisser parasiter par les commentaires (dits et non-dits) de l’environnement familial voire amical.
    On utilise plus ou moins les mêmes trucs, avec des périodes plus fermes que d’autres quand monsieur tente un peu trop de prendre ses aises. On a arrêté les dessins animés la semaine, on profite donc plus les uns des autres. On se donne aussi des plages pour jouer à des moments clé, par exemple 5 min le matin pour jouer au foot (ballon mou !), rester 10 min dans le jardin en rentrant le soir. Il faut trouver un équilibre vu qu’on est aussi en plein travail d’autonomisation dans le jeu. Et puis parler, beaucoup ! Être à l’écoute. Gremlins par exemple se met parfois à sourire ou rire quand on le gronde. Il a fallu un peu de temps pour nous rendre compte que c’était un réflexe car il ne savait comment réagir. On exprime à sa place ce malaise et ça dénoue tout, au lieu de s’enliser dans la certitude de son insolence. Fillozat rappelle aussi que les petits ont du mal à faire le premier pas de l’excuse, le faire nous même peut débloquer beaucoup de situations !

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    1. Encore un an !!! ça y est, j’ai peur ;-). Le premier pas de l’excuse, on s’est rendu compte un peu par hasard que ça marchait ici aussi. Notamment quand on s’est énervé et qu’on a crié. ça permet de reprendre les choses au calme. Calme et patience… ce n’est pas toujours simple. Mais ça finira bien par passer ;-).

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  2. trois enfants et autant de méthodes différentes pour qu’ils avancent et s’épanouissent pleinement dans leur chemin de vie, chacun ayant une personnalité marquée nous avons eu et nous aurons de quoi bouquiner au fil de nos questionnement, en ce moment « mon ado me rend fou » chaque âge à ses phases, ses avancées ses régressions, en tant que parent il est hardu de trouver les solutions.
    La phase des deux ans passera comme les suivantes en attendant bon courage et bonnes lectures parentales^^

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    1. Ahhh, la phase d’ado… Celle-là, je ne suis vraiment pas pressée de la connaître. C’est vrai qu’il est hard de trouver des solutions. Ici, je passe mon temps à me demander si j’ai raison ou pas d’agir ainsi… En attendant la prochaine phase ;-).

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