Crèche : à mi-parcours

Je réalise cette semaine que cela fait 6 mois que Little B. est entré en crèche et je me dis qu’à mi-parcours, le moment est venu de faire un petit bilan. L’arrivée de petit bonhomme dans le monde de la collectivité n’a pas été si simple au départ pour lui, comme pour nous.

Pour B. dans un premier temps, il a fallu quitter son copain M. et sa nounou adorée pour découvrir la vie de groupe. Atterrissage difficile, d’autant qu’ils n’étaient que deux petits nouveaux. Il a donc dû faire sa place dans un ensemble déjà formé et soudé.

Pour nous ensuite, après deux ans passés comme « parent-employeur », nous avons dû apprendre à trouver notre place. A la crèche, nous n’avons pas forcément notre mot à dire sur tout. Nous avons également dû nous résoudre à être observés et jugés en tant que parents par l’équipe éducative en place. Je crois que nous appréhendions enfin ce changement, compte-tenu du dossier médical chargé de Little B. et de ses difficultés alimentaires.

Six mois plus tard, le bilan est plutôt positif :

>> Little B. est ravi d’avoir trouvé des copains et d’être entouré de nombreux enfants au quotidien. Il a cependant dû apprendre à ne pas se laisser marcher sur les pieds et à se défendre face à certains enfants pas toujours bienveillants. Ce n’est pas évident mais il est en progrès.
>> Petit bonhomme a clairement gagné en autonomie. Par la force des choses, il est beaucoup moins chouchouté et doit apprendre à se débrouiller. Il a grandi, c’est certain.
>> L’entrée à l’école se prépare en douceur. Le rythme d’abord sera assez similaire à celui de l’an prochain. Deux éducatrices jeunes enfants ensuite s’occupent, trois jours par semaine, de mettre en place des activités spécifiques. Il n’y a pas d’objectifs à atteindre, de performances à réaliser et les enfants évidemment ne sont pas évaluées. Il s’agit simplement de leur proposer des activités dédiées à la découverte mais c’est un premier pas vers l’apprentissage.

Nos réserves :

>> La crèche, dans ce qu’elle a d’institutionnel, est parfois remplie de lourdeurs administratives. Avec les soucis de santé de Little B., nous avons déjà fait deux PAI – Projet d’accueil individualisé. En janvier par exemple, pour demander à ce que l’on ajoute une cuillère d’amidon de maïs à chacun de ses yaourts, nous avons dû patienter un mois. L’ordonnance seule ne suffisait pas. Il a fallu que le médecin copie et signe cette ordonnance sur un papier doté de l’en-tête de la crèche. Et c’est seulement à la vue de ce document que la directrice a convoqué le médecin de la crèche, lequel a mesuré et pesé notre fils avant de contresigner ce papier sans poser la moindre question. Bref… Un mois d’attente !
>> La galère des journées « enfant malade ». Avec la collectivité, Little B. fait cette année son immunité. Si l’on ajoute à cela son RGO qui accentue les infections ORL, on obtient un cocktail gagnant. Petit bonhomme est très souvent malade et la crèche le refuse régulièrement. Heureusement que je travaille à la maison et dispose d’un peu de latitude, sans quoi il nous faudrait trouver un second mode de garde pour parer les manquements du premier.
>> L’éducation et sa conception. Nous passons définitivement pour des parents sévères parce que nous posons le « non »… Trop souvent au goût de la crèche. Ou que l’on demande à ce que les enfants mettent des tabliers pour les ateliers plastiques. Mais on assume !

Au final, nous sommes ravis et ne regrettons pas notre choix même si nous avons parfois le sentiment que le merveilleux monde de la crèche est très loin du monde réel et de ses préoccupations quotidiennes.

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