Mon enfant, cette éponge

couverture-facebook-bob-eponge-colere-690x256Cela a commencé quelque temps avant la trêve de Noël. Little B. a commencé à faire de très grosses colères. Cet enfant d’ordinaire si sage se transformait sous nos yeux en un petit démon. Sur le coup, nous n’y avons pas spécialement prêté attention et avons mis cela sur le compte de la fatigue de fin d’année. Nous-même, ses parents, n’étions plus vraiment patients. Et puis, à 28 mois, Little B. avait peut-être besoin d’exprimer sa crise du terrible two un peu plus fort.

Le hic, c’est que la crise s’est poursuivie au retour des vacances. Il y a eu un épisode d’1h30 de colère et hurlements dans un célèbre magasin de meubles suédois. Suivi, une semaine plus tard, d’une colère mémorable un soir à la crèche, alors que je venais le récupérer. Cheveux tirés, roulades par terre… L’enfer !

A chaque fois, nous l’avons puni, mis au coin ou confisqué un jouet. Mais nous avons surtout eu un déclic. Nous avons réalisé qu’au cours des dernières semaines écoulées, nous avions souvent parlé devant lui des échéances qui attendaient Little B. à l’hôpital à la rentrée. A la famille, aux amis qui s’inquiétaient, nous avons évidemment donné des nouvelles. Mais à lui, le principal intéressé, nous avions omis d’en parler.

Nous avions convenu de le laisser profiter sereinement des fêtes de fin d’année. On s’était dit que les sujets qui fâchent pouvaient attendre un peu. Mais au final, petit bonhomme avait compris que quelque chose se tramait et angoissait de ne pas en savoir plus.

Bien sûr, je ne peux pas vous affirmer que la seule conversation que nous avons eue avec lui a suffi. Les punitions ont peut-être joué également. Néanmoins, je reste persuadée qu’elle fut la clef. Nos enfants sont des éponges. Mais il n’est pas toujours simple de mettre des mots sur leurs maux.

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7 réflexions au sujet de « Mon enfant, cette éponge »

  1. Pour nous c’est exactement ça avec l’histoire de nounou d’enfer (je ne sais pas si tu as suivi la story qui nous est arrivée) résumé : on a croisé la nounou sans fleurette…licenciement pour faut grave changement de mode de garde et donc place en crèche. On ne lui a pas expliqué trop pourquoi. En lui disant simplement qu’elle n’irait plus que c’était maintenant fini. Mais au vu des réactions de little B qui sont assez similaires a celles de fleurette je me demande si il ne faudrait pas qu’on lui en parle…

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    1. J’ai revu l’intervenante de la crèche jeudi soir et elle m’a dit que Little B. était métamorphosé depuis notre conversation avec lui… on veut les protéger mais ça vaut le coup de leur parler. En tout cas ici, ce fut radical ;-). Plein de courage pour Fleurette !!

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  2. Pour être en plein dans une rechute de ce type, je compatis… d’autant que gremlins venait de passer plusieurs semaines (et même mois) adorable. On ne tombe que de plus haut quand les crises réapparaissent ! Les enfants sont des éponges, c’est un fait, mais ces phases de crise, d’opposition, sont aussi un moyen pour eux de se construire, d’imposer leur individualité. Il faut en passer par là, mais dieu que c’est épuisant pour nos nerfs ! Je pense régulièrement à sa maîtresse qui en a 28 à gérer Oo.
    Quelques trucs qui marchent, selon le sens du vent : Rester zen, rabâcher, refuser de rentrer dans son jeu (tu coures à l’autre bout du parc parce que tu ne veux pas rentrer ? ba cours, moi je rentre, tu peux rêver pour que je te poursuive, ce n’est pas un jeu. Efficacité redoutable !), s’excuser quand on cri trop fort (pour éviter le cercle vicieux du : si tu cris, pourquoi moi je le ferais pas ?), s’isoler ou passer le flambeau à l’autre parent quand on craque et, en ce moment en particulier, lui rappeler que des règles nous en avons nous aussi à respecter, qu’il n’y a pas que lui, que quand il est puni pour n’avoir pas obéi c’est lui qui l’a décidé, pas nous.
    Et surtout, ne pas culpabiliser parce qu’il se comporte mal. On a rien raté dans son éducation, c’est un passage obligé épicétout !! (j’ai une collègue qui il y a encore 15 jours m’aurait répondu pour sa fille de 5 ans qu’elle n’avait jamais eu à faire face à ce type de crise. Avec 1 an et demi de décalage par rapport à gremlins, elle vient de rentrer dans le dur ;))

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    1. Je te rejoins sur le fait que ces crises sont des phases normales. A la crèche hier, les intervenantes m’ont demandé si Little B. faisait des colères parfois parce qu’elles semblaient inquiètes. Elles ont été soulagées de savoir que oui, ça arrive à la maison, surtout quand il s’agit de prendre une douche, passer à table, s’habiller pour partir à la crèche… Du classique quoi ;-). Mais on reste zen. Par contre, c’est vrai que quand il y a anguille sous gravillon, ces crises sont multipliées par 10. D’ailleurs, les intervenantes de la crèche m’ont également demandé hier s’il y avait des soucis à la maison parce qu’elles trouvaient que Little B. n’était pas totalement dans son assiette ces derniers jours ;-).

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      1. Oui c’est toute la problématique, tout leur dire ou pas, et comment..Toujours délicat, j’ai pu observer avec mes loustics que dire les choses en se mettant à leur niveau d’enfant est la plupart du temps une bonne chose^^ Mais effectivement il faut peser chacun de ses mots pour pas que cela se transforme en maux chez nos ptites têtes blondes ou brunes d’ailleurs^^

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