Mompreneur au quotidien

IMG_20131212_071044Un petit papier mompreneur aujourd’hui pour vous parler de mon quotidien de maman – travailleuse indépendante. Il y a 18 mois, nous avons lâché notre vie toulousaine pour nous installer à Bordeaux, où M. a saisi une jolie opportunité professionnelle. De mon côté, j’ai abandonné un CDI confortable, dans une entreprise dans laquelle je ne m’épanouissais plus, pour me lancer dans l’aventure de l’indépendance, avec un double statut de pigiste – salariée et d’auto-entrepreneur.

Mes journées commencent à 5h30 avec la rédaction d’un flash radio pour un client, tout en buvant un café. Je profite ensuite de la tranche 6h45 – 7h15 pour finir mon petit déjeuner en compagnie d’M. et faire un tour sur les réseaux sociaux ainsi que sur quelques blogs.

 Puis je ferme mon ordinateur pour me préparer, m’occuper de Little B. et de la maison jusqu’à 8h30 – 9h. Ensuite, je reprends mes activités professionnelles. Ma journée s’articule entre prises de rendez-vous pour des reportages, rédaction d’articles, interview et préparation de synopsis, sans oublier l’aspect administratif (facture, devis, déclaration de chiffre d’affaires…) que génère automatiquement le statut d’indépendant. Je m’accorde également du temps pour rédiger un billet ou deux sur ce blog, avant finalement d’éteindre définitivement mon ordinateur à 17h30.

Le temps qu’il me reste est exclusivement consacré à Little B. et M.. Je prends le temps de rentrer à pied de la crèche avec mon bonhomme (sauf en cas de pluie intensive), de jouer avec lui (au loto, train Lego, puzzle de pompiers…), cuisiner, le doucher et lire une histoire. J’essaye surtout de couper mon smartphone pour être réellement disponible.

>> Les avantages :

Je module mon emploi du temps presque à volonté. C’est un véritable privilège et cela nous permet d’avoir une vie de famille bien plus cool qu’avant. Avec les soucis de santé de Little B., je ne sais pas quel employeur aurait de toute façon accepté que je sois si souvent absente. Je me permets également de poser Little B. à la crèche une heure plus tard certains matins et de le récupérer une heure plus tôt, lorsque mes semaines sont plus calmes. Et je m’organise dès à présent pour poser mes mercredis après-midis à la rentrée prochaine.
Je travaille pour moi et c’est honnêtement très épanouissant même si je ne fais toujours uniquement ce que j’apprécie. Mais je retire un véritable plaisir et une petite fierté à gagner moi-même ma vie.
– Il y a désormais beaucoup moins de stress dans mon quotidien et cela fait un bien fou à l’intégralité de la famille.

>> Les inconvénients :

– En tant qu’indépendante, je n’ai pas de salaire assuré tous les mois et je n’ai donc pas droit à l’erreur. Je n’ai d’ailleurs pas le droit non plus de tomber malade. Mes nuits sont donc un peu moins sereines qu’auparavant, il faut le reconnaître, surtout que j’évolue dans un secteur où le marché de l’emploi est extrêmement compliqué.
– Si je ne me gendarme pas, je n’ai jamais vraiment fini et j’emporte du travail partout avec moi, y compris lorsque je prends quelques jours de vacances ou durant les week-ends.
Je n’ai plus de collègues, puisque je travaille à la maison. J’envisagerai cependant peut-être dans quelque temps de rejoindre un bureau partagé. Pour l’instant cependant, ma situation me convient très bien, même si mes anciens collègues étaient en or.

>> Dernière chose, cette question fréquemment posée : pourquoi payer des frais de garde alors que je suis à la maison et que je pourrais donc théoriquement m’occuper de Little B. ?

– Lorsque je suis à la maison, je travaille à 100% et ne suis donc pas réellement disponible. Little B. ne dort plus le matin depuis l’âge de 4 mois et  ne dort ½h à ¾h en moyenne les après-midis à la crèche. Impossible donc d’envisager réaliser une journée de travail dans ce seul laps de temps. Il est donc aussi bien à jouer avec des copains, aller au parc ou à la bibliothèque, ou faire des activités diverses plutôt qu’à tourner en rond autour de moi à la maison. Si je le gardais avec moi, j’aurais l’impression de tout faire à moitié : mon travail de maman et mon job de journaliste – rédactrice.

Au final, je ne sais pas combien de temps durera cette situation mais elle me convient pour l’instant parfaitement. Je m’épanouis dans mon job tout en ayant le sentiment d’être une maman très disponible et c’est pour nous 3, à l’heure actuelle, le plus juste équilibre.

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8 réflexions au sujet de « Mompreneur au quotidien »

  1. Merci à M. de m’avoir parler de ton article, j’étais complètement passée à côté (en même temps j’ai déconnecté quasi toute la semaine ). J’ai eu l’impression en le lisant qu’une vraie routine s’est installée et je pense que c’est vraiment l’arme indispensable à notre statut : l’organisation. Car justement on perd ses repères de salariée (horaires, congés payés…), à son compte toutes les frontières deviennent minces (on a tendance à “tout” accepter : à prendre du boulot le soir – week-end et vacances) et ta technique de déconnecter à 17h30 c’est une vraie bonne idée :).

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  2. Je suis aussi indépendante et je garde mon fils en même temps, et ce n’est pas évident tous les jours !! Je vais parfois dans un espace de coworking mais au final, je crois que je me sens mieux à la maison… Tu fais quoi au fait ?

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    1. Ici, je viens de l’avoir à la maison 4 jours parce qu’il était malade et c’est vraiment compliqué de bosser. Il passe ses journées collé à moi, ne veut rien faire sans moi… ça rend les possibilités de boulot compliquées. Mais je pense vraiment que ça dépend des enfants ;-).

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      1. En fait je le garde l’aprem et je travaille le matin et pendant sa sieste, le reste du temps c’est le papa, indépendant aussi… M’enfin faudra trouver une solution plus propice au travail bientôt

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