Une nuit d’orage

Photo du site Gizmodo
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J’adore regarder l’orage. Voir les éléments se déchaîner, tandis que tapie derrière ma fenêtre j’observe en toute sécurité. Oui, j’adore regarder l’orage. Enfin, j’adorais… Parce qu’en quelques minutes vendredi soir, tout a basculé.

Il était près de 23h30. M. avait passé une partie de la soirée à travailler tandis que j’avais traîné sur le net. Nous venions de décider de monter nous coucher, parce que la journée du lendemain s’annonçait chargée. Pas mal de choses à boucler avant de partir en vacances dimanche matin.

Il était donc près de 23h30 et nous étions dans notre lit, à observer l’orage par la fenêtre de notre chambre. Impressionnant cet orage ! Et puis, il y a eu un ploc… ploc… ploc… M. a pensé à la grêle sur la verrière. J’ai cru à une nouvelle fuite dans la salle de bain. Mais c’est dans le bureau qu’une catastrophe couvait.

Du plafond, l’eau coulait en continu le long d’un mur du bureau. Au sol, la flaque ne cessait de grandir, malgré la bassine… Malgré les serviettes… M. immédiatement est descendu attraper un second sceau. Mais à son retour, c’est un second robinet qui s’était ouvert dans le plafond. Nous avons alors levé les yeux, juste à temps pour voir une fissure apparaître. J’ai dit ça va craquer. M. m’a tirée. Et tout s’est effondré.

DSC_7681Impossible dans le noir de voir l’ampleur des dégâts. Nous avons juste compris l’imminence du danger. J’ai couru attraper little B. et ses doudous dans son lit. Il fallait sortir… Vite ! En bas des escaliers, l’eau commençait déjà à tout inonder. Elle avait traversé les planchers de l’étage et les plafonds du rez-de-chaussée étaient à leur tour fragilisés. Il fallait sortir… Seulement dehors… L’orage ! Nous étions en chemise de nuit, couche et caleçon. Les pompiers étaient inaccessibles, saturés. Nous avons pensé à nounou et sa famille, qui immédiatement nous ont invités à venir. Mais sous cet orage, impossible. J’ai sonné chez le voisin une fois. 15 fois ?

Il nous a accueillis, nous a aidés à tenter de joindre des secours… en vain. M. est alors parti à pied à la caserne, en bas de notre rue. Seulement, quelques mètres plus loin, les bouches d’égouts avaient sauté et tout le quartier était inondé. Pompiers compris. Plus d’un mètre d’eau. Les blessés étaient bien sûr prioritaires. Et des blessés malheureusement, il y en avait.

M. et notre voisin ont alors sauvé l’essentiel pour limiter les dégâts au rez-de-chaussée. Lorsque l’orage s’est apaisé, nous sommes partis nous réfugier chez nounou et sa famille. Il était environ 1 heure. A trois heures, nous avons réussi à joindre les pompiers. Une première équipe est passée un peu avant 5 heures et nous a assurés que nous pouvions réintégrer la maison tant qu’il ne pleuvait pas. A 7 heures, nous avions tout nettoyé. Un trou dans le plafond mis à part, il n’y paraissait presque plus rien.

DSC_7682Deux jours après, les dégâts sont limités. Le toit, en revanche, n’est toujours pas bâché. Et la maison n’est donc pas sécurisée. On est heureux d’être indemne. On évite de penser que le lit de little B. aurait pu être en dessous. Qu’au prochain orage, ce cauchemar pourrait recommencer. On essaye toujours de joindre notre propriétaire… en vain !

Édit : je profite de ce papier pour remercier les nombreux élans de solidarité. Nounou et sa famille notamment, ainsi que notre voisin, nous ont apporté une aide que nous ne sommes pas prêts d’oublier. Merci également à tous ceux qui nous ont appelés, laissés des messages, proposés leur aide par l’intermédiaire de ce blog ou des réseaux sociaux. Votre soutien fut précieux.
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6 réflexions au sujet de « Une nuit d’orage »

  1. Je suis désolée de constater ces dégâts chez toi… quelle horreur :-S
    Mon ami et moi avons eu beaucoup de chance, nous sommes en appartement au premier étage et n’avons été touchés en rien. Je t’envoie tout mon soutien virtuel ! Tout le monde va bien c’est le principal..

    Bises

    http://celine-daily.blogspot.fr

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    1. Tout le monde va bien, c’est effectivement le principal ! Merci pour le soutien. J’ai lu que vous aviez été sans courant durant une bonne partie de la nuit. Cool que tu n’es pas été seule dans ce moment-là ! Biz.

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  2. Pas facile de lire ton récit. Cette nuit a dû être complètement folle. J’espère que votre propriétaire fera le nécessaire pour que cet incident ne se reproduise plus jamais. Plein de courage.

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