Reflux et autres idées reçues

Anne Geddes

Il y a tellement longtemps que je rêve de vous écrire ce billet… Et aujourd’hui, on y est ! Après des mois d’effort, le rendez-vous chez un spécialiste a livré un bilan inespéré. A 19 mois, B. vient enfin d’atteindre le seuil de… 8kg ! M. et moi avons failli fondre en larme (de joie, évidemment).

On respire et on ne s’emballe pas. Little B. est toujours considéré comme dénutri et la priorité est de lui faire rattraper une courbe de poids décente. Il reste que ce rendez-vous a fait du bien. Pour la première fois, nous avons eu le sentiment d’être entendu et compris par un médecin. Nous avons reçu des conseils utiles sans devoir partir en guerre contre des idées préconçues.

Car voici contre quoi nous avons lutté ces 18 derniers mois et mon petit doigt me dit que nous ne sommes pas les seuls :

>> « C’est votre premier ? »

Si un membre du corps médical vous pose cette question, fuyez ! Parce que primipare rime avec incompétence pour beaucoup. Et dès lors, on vous soupçonnera de ne pas distinguer un reflux de simples régurgitations. Merci d’ailleurs à little B. d’avoir déversé un biberon entier sur une sage-femme qui affirmait qu’il ne souffrait QUE de régurgitations. Je n’aurai pas fait mieux pour lui exprimer ma façon de penser !

>> Régurgitations, coliques du nourrisson… Attention aux confusions !

Un RGO (reflux gastro-œsophagien) ne se traduit pas toujours par des vomissements. Lorsqu’il est interne, il est souvent confondu avec de simples régurgitations ou coliques du nourrisson. Je vous en dis plus ici, mais en cas de doute, n’hésitez pas à insister et encore insister auprès de votre médecin pour qu’il vous prescrive les examens nécessaires. Sinon, consultez un spécialiste.

>> Un anti-acide ne peut être prescrit sur de longues durées

Voici une idée reçue encore largement répandue et qui fait de nombreux dégâts. B. en a notamment souffert. Il est vrai que ces médicaments doivent être prescrits avec parcimonie aux enfants qui en ont réellement besoin. Néanmoins, notre spécialiste nous a confirmé aujourd’hui que ces traitements peuvent être conservés sur des durées plus ou moins longues, jusqu’à ce que l’état de l’enfant lui permette de s’en passer.

PS : L’illustration est signée Anne Geddes, artiste dont je suis une grande admiratrice.

>> allez plus loin : RGO : quésaco

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