Souvenirs

Souvenirs

Petit brin de nostalgie après avoir lu aujourd’hui : « pourquoi est-ce que personne n’a pensé au bouton off ??!! ». Parce qu’avec cette phrase, je me suis souvenue…

– De ses pleurs dès que sa peau ne touchait plus la mienne. De ces heures passées coincée dans un canapé pour ne pas réveiller bébé.

– D’avoir paniqué une amie enceinte de 6 mois, parce que j’avouais ne plus trouver le temps de boire un simple verre d’eau.

– De ces journées longues… Si longues !

– D’avoir rêvé d’échanger mon programme avec M. Partir travailler tandis qu’il resterait avec bébé.

– De ces heures et ces nuits à marcher pour tenter de le bercer. De ses maux de ventre et de ce sentiment d’impuissance.

– D’avoir douté…

– D’avoir compris qu’une maman puisse craquer.

– De m’être demandée pourquoi personne ne nous prévient avant. Puis de penser que c’était mieux ainsi… Sans quoi je n’aurais sans doute jamais eu le courage de me lancer.

Mais je me souviens surtout de ce petit matin, où B. m’a fait entendre pour la première fois son rire cristallin. Il avait à peine trois mois et se tenait assis face à moi. Ce jour-là, j’ai trouvé son bouton off… Tout est devenu tellement simple. Ce jour-là, j’ai pris goût à la maternité !

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7 réflexions au sujet de « Souvenirs »

  1. je rajouterai :
    ces heures a chanté les memes chansons en boucle…… cette sucette pour laquelle j etais contre que j ai béni……. ces nuits longues… si longues…… ces h passées a masser…………

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  2. Je rebondis sur ton : pourquoi personne ne m’a prévenu avant ? Je me suis souvent posé la question et je ne suis pas tout à fait d’accord avec l’idée que « si on savait on ne se serait sans doute pas lancé ». d’abord parce qu’on n’y aurait sans doute pas totalement crû et ensuite, parce qu’avant d’être parent on se croit capable de tout gérer. Je regrette toutefois qu’on ne m’ait pas plus mis en garde sur ce sentiment d’impuissance face aux réactions d’un tout petit (et je ne parle pas que du nourrisson, mais également du petit enfant, et sans doute du plus grand que je n’ai pas encore testé) parce qu’il peut se transformer en véritable souffrance dont on ose pas toujours parler. Je le vois dans mon entourage maintenant que je suis passé par là. J’ai choisi de ne pas me taire pour ma part et toutes mes amies enceintes ont droit régulièrement ( j’ai un côté sadique) à une piqure de rappel sur : « non la maternité n’est pas un long fleuve tranquille » et « n’écoute pas celles qui te disent le contraire, elles te/se mentent pour se rassurer » mais aussi « t’en fait pas, un jour, ça passe, ce n’est qu’une question de temps » et « oui, les moments magiques avec bébé existent ».

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    1. Je partage ton avis sur ce sentiment d’impuissance et sur la souffrance qu’il peut engendrer. Je pense qu’effectivement, il faut en parler (d’où le post) et que les futures mamans ne sont pas assez préparées. Mais j’avoue toujours hésiter à partager mon expérience avec mes amies enceintes de peur de les paniquer. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai choisi de finir sur une note d’optimisme. Tout n’est pas tout rose, loin de là, mais cela vaut le coup d’être vécu !

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