Père au foyer, bien obligé

Père au foyer, un métier en passe de se démocratiser ! Le gouvernement s’attaque au congé parental, avec, au programme, une réforme en profondeur. Les pères pourraient bientôt se voir imposer une pause bébé, au nom de la parité.

Lors d’un Comité interministériel aux droits des femmes et à l’égalité, fin novembre, le gouvernement a présenté une série de mesures en faveur de l’égalité homme-femme. Et cela passe notamment par une modification des règles du congé parental.

Actuellement, le complément de libre choix d’activité permet à la mère, ou au père, de faire une pause professionnelle partielle, ou totale, durant 6 mois pour le 1er enfant et jusqu’à 3 ans à partir du 2ème enfant. En contrepartie, le parent touche une allocation maximale de 566.01€. Mais le hic, c’est que cette mesure coûte chère et surtout qu’elle fragilise la position des femmes sur le marché de l’emploi, puisque ce sont elles qui prennent ce congé, à 95%.

Le gouvernement envisage donc de limiter le congé parental à 1 an, avec une rémunération à hauteur de 50 à 60% du salaire brut, sans dépasser un plafond de 1 500 à 1 800€. Mais surtout, une partie de ce congé serait obligatoirement attribué au père.

>> A noter : l’Union nationale des associations familiales s’inquiètent de la réduction du congé parental, qui risque d’accroître le problème du mode de garde.

Publicités